Noeux Environnement

Les îlots de la santé : un jardinage au naturel

 Très heureux de pouvoir passer davantage de temps ces dernières semaines avec nos participants dans les trois jardins « des îlots de la santé », nous voulions revenir sur quelques valeurs chères à Nœux Environnement et la vision que nous voulons véhiculer à travers notre façon de  jardiner.

                Nourrir les sols, préserver l’eau

Tout d’abord, il s’agit bien entendu de réaliser la culture de nos légumes sans engrais chimiques ni pesticides. Mais pas seulement ! Nous pensons que la nature nous offre une abondance dont il faut savoir tirer partie à condition de lui rendre la pareille. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » pourrait être une façon de résumer la vision que nous avons de nos jardins ou encore « rien ne sort du jardin à part les légumes ! ».

En effet, avec la disparition des désherbants chimiques des rayons des jardineries, le marché des paillages a le vent en poupe et a connu une hausse de 7%. Mais au final, pourquoi acheter ce qui est gratuit au jardin ? Tonte, fauchage, adventices, bois raméal fragmenté (BRF), vive le paillis gratuit !

Ainsi, en pratique, avec des outils très simples comme la faux, nous utilisons ce que nous fauchons comme paillage autour de nos légumes. Il s’agit de limiter l’évaporation de l’eau et l’érosion du sol mais pas seulement : en se décomposant les plantes redonnent à la terre ce qu’elles lui ‘prennent’ pour pousser, pour le plus grand plaisir de la pédofaune (de la bactérie au ver de terre, en passant par collemboles, coléoptères…). Cette décomposition nourrit le sol qui « se recharge » pour les prochaines mises en culture produisant une terre vivante et fertile.

Parallèlement, nous n’hésitons pas à laisser pousser certaines adventices qui attirent certains pollinisateurs et insectes. Une fois désherbées, elles finissent par servir de paillis  quand elles commencent à prendre trop d’importance. Nous avons également laissé certaines planches se couvrir de vivaces spontanées telles que bourraches, nigelles et autres soucis.

Nous utilisons également toutes les coupes issues des haies plantées quelques années auparavant qui entourent nos jardins. Gardons à l’esprit que planter une haie, c’est donner un bon coup de pouce à la nature ! Pour les insectes et les oiseaux, elle offre cachettes, nourriture et refuge pour la reproduction et assure la continuité du maillage écologique.

En utilisant la matière disponible sur place, le but final est à terme de limiter les intrants et de préserver l’environnement en réduisant notre empreinte carbone même si l’ajout de compost est nécessaire pour enrichir le terrain après chaque culture. Laisser pousser la végétation permet également d’augmenter la biodiversité et donc d’attirer les pollinisateurs et autres insectes utiles.

Le recours à des outils manuels simples et mécaniques tels que la grelinette et la campagnole  permet un entretien facile et peu coûteux, nous libérant par la même du motoculteur et son entretien. Ils permettent de limiter notre empreinte carbone tout en respectant la vie du sol. Ils l’aèrent sans le retourner, préservant ainsi l’ordre naturel des horizons (différentes couches du sol) et donc les galeries creusées par les insectes. Par conséquent, ils garantissent une meilleure perméabilité du sol, une meilleure pénétration et rétention de l’eau et des nutriments. Ainsi, les légumes sont de meilleure qualité et leur résistance aux attaques de « nuisibles » est accrue.

Notons que travailler manuellement permet de cultiver davantage de légumes sur une même surface étant donné qu’il n’est pas nécessaire de prévoir la place pour le passage d’un engin motorisé.

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